02 avril 2009
LA PLUIE LAVE

Le printemps, c'est aussi la saison du grand nettoyage, les femmes s'affairent dans leurs maisons, les hommes fuient en courant. Les fleurs poussent, amenant le pollen, et tous leurs inconvénients. Le soleil pointe son nez sauf qu'il nous boude ces derniers temps. Les oiseaux nous lancent leurs pépiements. Y'en a qui grincent des dents. D'autres lèvent les sourcils. Certains attendent le patron, d'autre le grand pardon, tout simplement. Et puis d'autres qui n'attendent rien, patiemment. Mais ils guettent. Le soleil s'élève à l'est, et s'en retourne à l'ouest, équerre bien dressée dans le firmament. Certains bâtissent des empires et d'autres prennent le tournant. Le tourniquet de la vie s'en revenant, sans cesse, d'un jour à l'autre, les bâtisseurs qui n'en sont point, prennent le courant de la pensée universelle alors que l'univers est ailleurs. L'esprit s'aiguise et l'homme se déguise, faisant fi des lois de l'aspirant. L'échafaud se monte en un temps. Les anges veillent. Turpitudes vaines d'une âme nonchalamment éprise d'absolu. La joute se précise. Les vents vont se dissoudre dans l'unique volonté au ciel pourfendu des sens. Et l'ange attend. L'esprit se meut, grandit, trouve presque trop petit ce cerveau qu'on lui a imposé. Qu'un autre être s'est proposé de laver. Est-il sale ? Qu'a donc -t-il fait ? Puissance meurtrière de mots insensés ou véritable arc de vérité ?
Si le démon prend demeure en ta demeure, les anges sont là pour veiller. J'en appelle aux anges, donc, à la volonté divine. Qu'elle soit lumière dans les ténèbres de ce monde. Que la graine, qui, au beau milieu de l'ivraie, se libère, grandisse, sème semence. Que la parole fût dite, que l'acte fût fait. Que les étoiles qui brillent dans tes yeux éclairent ton âme. Que tes mains bâtissent. Que ton coeur aime. Que ton esprit pense. Que les êtres sombres s'écartent de toi par ton aura intérieur. Que tu sois plus forte, âme. Encore. Toujours plus forte. Qu'elle retrouve le chemin qui sauve et guérit. Tu possèdes en toi l'étincelle. Qu'un ange vienne raviver cette flamme que tu portes en toi.
Qu'ainsi, il soit. Sois.
19 mars 2009
ESPECE DE...
En voie de non disparition... Quand on m'a envoyé l'info, je n'ai pu refuser de la diffuser... Mon amie blagueuse (et blogueuse) m'a rapporté qu'à la manifestation, celle, vous savez, contre les politiques du président de notre beau pays... on lui a dit : "grosse cochonne, espèce de grosse cochonne, va....", eh bien, c'est peut-être le plus grand service qu'on lui ait rendu !
Non solidarité masculine, j'ai horreur des gros cons, mufles qui plus est..., je ne dirai pas qui c'est sauf que c'est un ch'ti peu facile à deviner si vous prenez un bol de nouvel air...
Tous les indices sont là...
ESPECE DE
GROS CON !
Quand on pense qu'il la draguait pendant les municipales. Maintenant, elle est partie pour un autre parti. Grâce à lui. Merci !
27 février 2009
SHE HAD A DREAM

Comme d'habitude, je me fais l'éternel rapporteur... D'un rêve. D'après ce que l'on m'a expliqué... Étrangeté des rêves, ou révélation...
"J'ai fait un rêve, donc, pour ce qui m'est arrivé à la mi-octobre...
Quand on vous a volé la mémoire, la mémoire est, cependant, dans une
partie de soi qu'il suffit d'aller débusquer dans un endroit secret, et
le rêve peut faire partie d'une méthode, comme d'une autre, plus
longue, telle que l'auto-hypnose. Un soir donc, j'ai fortement suggéré
à ma mémoire de me revenir, par le biais du rêve, et cela a fonctionné.
L'interprétation peut différer, selon les personnes, le rêve est un
bien personnel mais j'en ai tiré des conclusions.
Le rêve se divise en deux parties (je me suis réveillée entre les deux) :
Nous nommerons les personnes "V" et "D", pour qu'il n'y ait aucune relation faite entre des personnes bien réelles.
La première partie du rêve se déroule en ville, et pourtant, je tente de faire une recherche en parcourant la ville, tentant de slalomer sur des pierres parcourues par des filets d'eau claire, transparente et translucide... Clair comme de l'eau de roche, ne dit-on pas. Je faisais fausse route. Je le savais, et donc décidai de m'arrêter là pour prendre une autre direction. Ce n'était donc pas en "V" que se situait la vérité des faits.
La seconde partie du rêve prête à vomir tant elle est répugnante. Je suis dans les toilettes. La porte semble ouverte puisque je vois "D". Mais les murs se recouvrent d'excréments et de pisse, et plus j'essaie d'essuyer et plus il y en a. C'est tout simplement dégoûtant. "D" est accompagné de sa moitié, qui porte un collier de nacre blanche, en corole, plate. Un long collier. La vérité est donc en "D".
Les symboles empruntés dans ce rêve sont importants. Les excréments et la pisse font penser au "pipi-caca", symbole même de l'enfance, d'une partie de construction psychologique, ou, dans mon cas, cela peut être lié à ce qui m'a été imposé. Les toilettes peuvent représenter un lieu secret, un lieu où l'on aimerait préserver son soi, un lieu où l'on est censé être protégé des autres. C'est un des seuls endroits où personne ne va avec vous !
Cette vision ainsi dévoilée représenterait donc une violation d'une partie des plus intimes de la personne. Individu pollué par une expression grossière et archaïque d'une tierce personne. L'urine, dans les toilettes, représente le fait que la personne montre la partie intime de sa personne dans un lieu adapté. Donc, aucune culpabilisation possible.
La nacre, quant à elle, a pour symbole d'évoquer des vertus maternelles, féminines et protectrices. Comment expliquer que je vois ce collier autour du coup de la compagne de "D" ? Est-ce parce que cette personne est censée protéger ce que je représente ?
A ce rêve, sont revenus deux souvenirs : une voix, et un geste."
Pour moi, la réponse est claire. Le tout étant de savoir si la suggestion était trop forte, ou pas. N'ayant pas en détail l'avant rêve. Des doutes (suppositions) existaient avant. Cela serait possible mais la réponse a été donnée, il me semble. Si l'on rajoute à ces détails certains faits connus par des intervenants AVANT le "dépôt"... Cela ajoute au sérieux de ce rêve... Si l'on ajoute des menaces déguisées, encore après, cela pourrait confirmer ! A moins de n'aller plus avant, tourne la page !
19 février 2009
SILENCE... CA TOURNE TOUT SEUL
Ce n'est certes pas le silence qui ne peut en dire le plus ou moins long... L'actualité est riche, notamment la municipalité, et pas mal non plus quant à la Région. Même s'ils ne sont pas forcément à blâmer à 100 pour 100, il nous appartient de nous interroger sur différents points :
- le cumul des mandats amène-t-il à l'incompétence ?
- l'argent que l'on ne vous donne pas d'un côté, cela doit-il forcément vous amener à détourner vous-même des fonds, ce qui entraîne une forte déconvenue dans le monde des associations?
- Droite, gauche, même si la différence existe parfois, qu'en est-il de la politique réellement menée ?
Des thèmes que j'approfondirai probablement.
Les sujets sont trop sérieux pour n'être qu'effleurés. A peine les européennes ont-elles commencé (pas pour tous) que les enjeux des régionales sont lancés. Certains pensent même déjà aux prochaines municipales. Pour vous dire. D'autres essaient à tout prix de sauvegarder leur place.
La France souffre. Trop peu de solutions apportées.
Une chose est cependant certaine. On est souvent trahi par les siens. Cela va dans les deux sens. Les secrets des hauts lieux ne sont pas pour tous. Il est des arcanes qui ne se dévoilent pas. Où tout cela mène-t-il ? La roue du temps continue et seuls les esprits indépendants peuvent en voir le tracé.
Ainsi, l'esprit se doit d'être cultivé, entretenu.
Et de savoir rester humble.
24 octobre 2008
TROIS
Il y a toujours 3 hypothèses... La troisième étant toujours celle qui réserve de mauvaises (?) surprises. Espérons qu'elle se révèle fausse.
19 octobre 2008
BIENTOT
Bientôt une nouvelle série politico policière....
Les aventures d'un commissaire et celles d'une intimidation loupée...
Qu'est-ce qu'on se régale, à droite comme à gauche....
Les prénoms ? Jean-Louis et Yann... Telles seront les aventures de tonton Testard !
Celui qui n'a pas les testicules à l'envers...
Et le plus fun, c'est que le Jean-Louis, il s'est monté une pseudo romantico histoire d'amour avec Chris, qui travaille, parait-il, au Conseil Général... Strange non ? Surtout que c'est écrit de mur à mur au vu de tout le monde. Histoire de se refaire une réputation plus honorable...
05 octobre 2008
SEX IS GOOD !
Ce monologue, que je qualifierais plutôt de monolangue, qui m'a été envoyé donc par une personne que vous connaissez surement, pourrait prêter à confusion, suite à son dernier billet (excellent !), mais si on regarde la suite, la petite maline avait mieux à faire avec un autre tchatteur bien plus amical que l'autre demeuré. Est-elle cruelle ? Ou est-ce plutôt pour illustrer son billet en ce qui concerne le cyber tchat ? Peut-être les deux... Mais, pas bête qu'elle (hou hou, n'est-ce pas une citation de son billet sur le sexe ?) est, elle a fait une copie d'écran de ses deux conversations. Que voici un bout....
Et ouizzzzzzzz, un mec de droite lui ayant dit qu'il était là pour lui apporter son soutien, comme une épaule tendre... Je ne pense pas que Christian Estrosi apprécie d'apprendre que des gens de droite se servent de son nom pour appâter des brebis (surtout, pour le final que l'on a, et sachant que la brebis "joue"), et qu'elle m'envoie les copies d'écran.
Mais on sait qu'il fera que dalle ! On parie ?
Non, franchement, le sexe, y'a pas mieux que l'un contre l'autre. Et ce gars qui a annoncé le lancement de sa campagne !
Et juste après, il annonce sa joie de retrouver un vieux jeu ! (message codé ?) Et de faire ami avec 2 meufs.
Moi, j'ai redécouvert les délices de descendre les cons. Je jouis !
Je possède bien évidemment les originaux sans les noms tronqués...
27 septembre 2008
MANIPULATION MENTALE

Je croyais la "petite" prête à mener sa barque sans encombre, à en lire son blog, mais ce qu'elle vient de me rapporter, même si elle s'en sort, au bout du compte, sans trop de dégâts, m'amène à rédiger ce billet afin d'éclairer le chemin des ombres de nos cités. Je la sens tremblante mais déterminée. Un petit ouf de soulagement...
Cela m'amène à parler de manipulation mentale, très bien définie par Wikipedia :
On parle de manipulation mentale lorsqu'un individu ou qu'un groupe d'individus exerce une tentative de prise de contrôle de l'esprit et du comportement d'une personne ou d'un groupe, en usant de techniques dites de persuasion ou de « suggestion mentale », en cherchant ou non à contourner les capacités critiques et/ou d'auto-critique de la personne, c'est-à-dire sa capacité à juger ou à refuser des informations ou des injonctions.
L'auto critique, dans le cas présent et surtout l'auto contrôle, dans une période tourmentée et floue. En proie aux plus fins des prédateurs. Toujours aller plus loin, voir jusqu'où la personne s'abandonnera, lâchera prise, sera sous l'emprise du manipulateur.
D'abord, flatter, pas trop largement, emprunter le langage de l'autre, après maintes recherches et études, scrupuleuses et pourtant sans scrupules... Quand le poisson commence à mordre à l'appât, alors, on peut débuter à placer ses filets. Parfois, manipuler l'autre, c'est presque le mimer, ainsi, on peut tester les faiblesses décelées. si on voit que cela fonctionne, alors le jeu continue.
L'objectif de ce "jeu" peut être ambivalent. Soit détruire la personne, soit la mettre sous son emprise.
Dans ce cas de figure particulier, les deux peuvent prévaloir. Tout dépend par qui est mené le jeu. Nous allons sous entendre trois cas de figures. La A, la B, la C. Je ne vous en dévoilerai pas les arcanes. La plus probable, serait la C. Cependant, je ne néglige pas la B. Cela tient bien au personnage. Je sais, c'est bien mystérieux. Je n'ai pas envie de vous le dire. Seulement de répéter ma demande auprès de la miss.
Ce qui est un peu agaçant, au bout du compte, selon ce qui m'a été raconté, c'est que même la situation A pourrait aussi être de la partie !!! Enquête à mener.
14 septembre 2008
TRAUME

Und frische Nahrung, neues Blut
Saug'ich aus freier Welt ;
Wie ist Natur so hold und gut,
Die mich am Busen hält !
Die Welle wieget unsern Kahn
Im Rudertakt hinauf,
Und Berge, wolkig himmelan,
Begegnen unserm Lauf.
Aug', mein Aug', was sinkst du nieder ?
Goldne Traüme, kommt ihr wieder ?
Weg, du Traum, so gold du bist :
Hier auch Lieb' und Leben ist.
Auf der Welle blinken
Tausend schwebende Sterne,
Weiche Nebel trinken
Rings die türmende Ferne ;
Morgenwind umflügelt
Die beschattete Bucht,
Und im See bespiegelt
Sich die reifenden Frucht.
RODEO DRIVE - ONE WAY TICKET (1)
Des petites troupes de pantins de bois entrainées, pour une action spécifique, avançaient, de manière isolée, dans la cité. La nuit s'avançait peu à peu, par rues et par quartiers, le silence s'apesantissant sur leur regard. Habillés de sombres et simplissimes habits, ils marchaient sans regarder au derrière d'eux. Qui étaient ces ombres ? D'où venaient-elles ? Des plus simples des foyers, de la misère du présent et du passé. Elles avaient des rêves, ces ombres, des rêves glissant au fil de l'eau, rebondissant sur les vagues émoussées, près des berges alanguies et dorées des puissants. La mer, dans ses ressacs, parfois se trompant de lame, lançait quelques uns de ces rêves contre un des rochers, près du port, où les barques mouillaient.
Il arrivait à ces ombres de pleurer, non pas sur leur avenir, puisque leur avenir ne dépendait que d'un lendemain plus qu'incertain, mais d'un passé, longue grotte souterraine, cachée des yeux des passants. Insoupçonnée. Fragiles branches d'une peuplade d'arbres plus aguerris, et pourtant, sève certaine d'une sylve qui s'épancherait sur leurs trésors, les ombres se propulsent parfois à l'avant d'une scène, jeux d'intrigues faits de bras et de corps désarticulés. Les fils sont cachés, ces pantins qui gesticulent sans ordre apparent, prennent vie, sous nos yeux, et nous les croyons humains. Et nous les croyons nôtres.
A-t-on jamais tenté de pourfendre leur coeur avec la plus fine des lames ? Le langage ? Quittons le théâtre, voyageur, quittons le faux semblant.
La ville est théâtre, une immense scène à ciel ouvert. Petits bouts d'ombres naviguant entre les minces ruelles. Parfois une lumière, et ces papillons de nuit qui s'y frottent et y deviennent aveugles. D'autres y brûlent leurs ailes. D'autres sont plus mâlins ! Parfois, des lumières plus vives, comme un éclair, et leurs secrets sont capturés. Parfois, le charme d'une tendre clairière, toute option, ou partielle. Parfois une clairière, petit bout de paradis, une rivière fraiche se lovant entre les pierres, les façonnant, d'un revers tendre du dos de la main. La paume de l'autre main étant vouée à la réflexion de la lumière. Ailleurs. Et le papillon de détourner son regard. Soubresaut. Vite. Eviter l'entrée du tunnel. Si la ville est théâtre, et ses rues des nœuds que chaque ombre porte dans ses entrailles, la pire des tentations est de croire que chaque clef trouvée lui donnera le la. Ou le droit du sol.
Papillon, tu voles mais tu n'es pas papillon ! Ombre, tu n'es pas ombre ! Ton visage s'assombrit. Pourtant. Joues-tu ? Si les nuages quittent le ciel, tu continues d'errer. Petite perle d'un collier pendu à un cou trop large. Collier parmi une pléiade de colliers. Petit arbre tremblotant à qui l'on demande de grandir. Corde d'un violon qui sonnera faux, quel que soit l'accord qui lui est donné. Petit soldat de vair, qu'aucun pied ne chaussera. L'orchestre s'est mis à jouer, au loin on peut entendre les notes ambrées s'assembler et former un ensemble. Discordant. Telle une musique contemporaine à laquelle le Capo donne un sens.
Morgenwind umflügelt
Die beschattete Bucht,
Und im See bespiegelt
Sie die reifenden Frucht.
Entre Goethe, Flo et moi...
A suivre.
21 août 2008
L'HEROÏNE DE CETTE HISTOIRE...
1998. Année des ruptures.Une femme voit sa vie transformée en un long tunnel dont elle ne voit pas la fin. Elle sait que la police, qui la soupçonne de mariage blanc, la surveille. Jusqu'au cabinet de l'acupuncteur chez qui elle va. Un homme blond était là-bas, un soir. Un autre dans un restaurant : "Comment veux-tu que je la rencontre dans ces conditions ?" Femme fuyante, qui allait droit au but. Quand ils mimaient au bar, sa relation avec un homme marié et un de ses amis.
Elle y allait souvent, chez cet acupuncteur. Par désir insoupçonné de se raccrocher à la vie. Souvent. Elle faisait des chèques, beaucoup de petits chèques pour le payer. Elle gagnait une misère, qui ne pouvait suffire à payer toutes les traites. Son mari état resté coincé dans son pays, suite à une demande de divorce, et, par la suite, une demande d'annulation de mariage faite par le Procureur de la République. Sur base de lettre anonyme. Demande qui avait abouti. Son mariage, déjà accompli par désespoir de cause, sans amour, venait d'être défait. Après une relation dévastatrice avec un homme, alcoolique, avant son mariage, le schéma d'auto-destruction avait commencé. Et continué. Son mari, ce n'était pas la fréquentation idéale. Il connaissait le milieu. Cela allait jusqu'à Marcel, dit le Bègue, assassiné un peu avant, auquel il aurait été présenté, il y a longtemps. "C'est un homme gentil", dit-il. Après sa mort : "Il l'avait bien cherché.". Jusqu'à quel point était-il dans le milieu, pour qu'un homme de haute influence dise "Il est fini" (en parlant de son mari) ?
Cette femme se souvenait d'un homme que l'on surnommait "papa", qui connaissait bien son mari, et avait beaucoup fait, à l'époque, pour le mariage. Elle se souvenait de la fois où il l'avait accompagnée quand elle rapportait le costume loué pour le mariage de son mari. Cet homme n'avait pas trop apprécié qu'elle décline son invitation à l'attendre et à la raccompagner. Elle avait son esprit d'indépendance, à la fois rebelle et soumis, esprit qui finira par la tuer. C'est "papa" qui avait fait en sorte que beaucoup de choses se fassent, comme la location de l'hôtel pour le mariage, peut-être d'autres choses qu'elle ne soupçonnait même pas. D'ailleurs, il devait en avoir beaucoup fait, pour offrir un cadeau de mariage à la belle, du style "Tout à 2 euros" ! Une ou deux années plus tard, ce "papa" était mort. L'hôtel qu'il avait fini par acheter, détruit.
Comme autre cadeau de mariage, elle avait reçu un superbe instrument de musique, ancien, qui valait probablement sa "petite monnaie", monnaie qui, le pense-t-elle, devait servir de "contrepartie" plus tard. Un antiquaire qui sonnait aux appartements un jour avait été étonné qu'elle n'ait rien à vendre.
Début 1998. 12000 francs de chèques sont mis à débiter le 2 janvier exactement. Panique. Elle est finalement entièrement entrée dans le tunnel. Elle n'en voit pas la fin. Personne ne peut ni veut l'aider. Premier état d'alerte, première tentative de suicide. Elle avait vu un policier, par la suite, qui lui avait dit que ce n'était pas la choses à faire. Elle avait raconté le trafic de shit de son époux, la petite balance qu'elle possédait. A cette époque-là, à côté de chez elle, vivait un couple dont le mari semblait travailler pour la police. Un drôle de couple. Un drôle de bonhomme. La quarantaine bien passée, rasé court du crâne. Il aura son rôle par la suite.
Fin janvier, deuxième tentative de suicide, bien plus grave. Alcool : crème de mûre, vodka. Médicaments. Les médicaments sont préparés dans un bol : anxiolytiques, anti-psychotiques, médicament pour le coeur, tout le bastringue. Un appel laissé sur le répondeur de son frère, le soir. Son frère, d'ailleurs inquiet, avait appelé sa mère pour la prévenir. Mère qui n'avait alerté les pompiers que le lendemain. Le volet légèrement entrouvert pour son chat. Elle prend une bouteille d'eau, avale les médicaments (tous), puis commence à entamer l'alcool, la crème de mûre, la vodka. C'était trop. Elle ne pouvait en avaler plus. Elle se couche.
Trou noir. Coma. Dans son coma, elle "rêve" de la meilleure amie de son mari qui veut la piquer pour la tuer. Elle réagit. Non, elle ne mourra pas. Elle se souvient également d'un policier venu la voir lui demander où se trouvait la petite balance. Elle répond qu'elle ne sait pas (elle sait très bien). Son voisin, quand elle est à l'hôpital, entre par effraction dans son appartement, à la recherche d'on ne sait quoi. Il ne trouve rien. Cet objet, si bien caché, se trouve encore aujourd'hui dans son appartement. Inutile.
Victime de pneumopathie, elle séjourne quelque temps à l'hôpital, ou, chacun des internes passe pour lui faire signer son internement en hôpital psychiatrique. Elle finit par céder. Internée en hôpital psychiatrique, droguée par le médecin yougoslave qui l'avait en charge, ce fut la croix et la bannière pour se faire voir par lui. Elle avait besoin de parler. On la droguait, pour qu'elle ne rêve plus, pour qu'elle ne parle plus, pour qu'elle ne pense plus. Elle notait ses rêves pour les raconter au médecin, mais la plupart du temps, il ne l'écoutait même pas, ne comprenait pas les termes comme "la tête dans un étau", terme traduit et expliqué par l'infirmière en chef. Elle lui demande un jour de sortir. Il lui répond qu'elle ne sortirait que si elle prenait tout ce qu'on lui donne. Des médicaments à abrutir un cheval. elle finit par sortir, un mois et demi plus tard. Sans travail, elle finit par avoir de mauvaises fréquentations mais avant, part également dans le pays de son mari afin d'arranger son retour. Elle n'a plus que lui à qui s'accrocher. Cela traine.
Elle fréquente un homme qui travaille dans un garage, au 23... Pas très loin. Elle sait que cet homme est marié, elle s'en fiche. Elle se fiche de tout. Avant, elle avait également fréquenté un homme. Tout aussi peu fréquentable. Ce qu'elle fit, elle ne devait pas le faire. Ce qu'elle fit, était probablement la cause de ce qui suivit.
Un beau jour, ou peut-être une nuit, comme le chanterait Barbara... Elle revit l'homme du 23. Il lui dit de passer un peu plus tard. Elle passa probablement trop tôt. Un homme, cheveux grisonnants, dans un beau coupé immatriculé à Monaco était arrêté devant le garage. Les deux hommes parlaient. Il partit, elle s'arrêta. Il était un peu contrarié qu'elle soit déjà là. Il lui donna de l'argent pour acheter de la bière. Elle partit en acheter. Il vint chez elle le soir. Ils burent la bière. Il la buvait sans mousse. Il lui demanda si elle voulait de la mousse. Elle s'en fichait. Elle revint de la cuisine, but sa bière, se sentit bizarre. Il avait mis de la poudre blanche dans sa bière. Il lui dit "et maintenant, montre-moi ce que tu sais faire". Et la viola. Elle dit non. Trois fois. Ce qu'il fit, je n'ose le décrire.
Il partit.
Elle s'habilla, elle se sentait légère, semblait flotter dans ses vêtements... Elle alla jusqu'à une cabine téléphonique et appela la police. Un homme gentil lui répondit, lui posa des questions, quel âge elle avait, si elle était divorcée. Il pense que c'est probablement de l'héroïne qu'il y avait dans la bière. Les femmes divorcées d'un certain âge représente une proie facile pour certains types. Le policier lui demande de rester là où elle est. Il doit absolument raccrocher. Elle raccroche. Panique et s'enfuit. En courant.
Le lendemain, perdue, elle tente désespérément de faire faire une analyse de sang. Elle ne sait quoi faire, téléphone à son médecin. Rentre dans un laboratoire d'analyse et demande à parler à un responsable et explique son cas. On lui dit qu'il n'y a qu'un seul hôpital pour cela. Avant d'aller dans ce laboratoire, une voiture remplie de policiers était garée dans un parking et se mirent à rire en la voyant. En allant à l'hôpital, guère plus drôle. Elle explique sur le feuillet des urgences ce qui lui était arrivé. On met toujours son feuillet en bas de la pile. Toujours et encore. Elle voit un des internes prendre le feuillet et le mettre en bas de la pile. Des filles accompagnées de pompiers, souffrant probablement de luxure des muscles, due à un effort trop important, passent avant elle. Elle désespère, prend son feuillet et s'enfuit. La haine au ventre.
Elle avait appelé au "pays" et on ne lui avait pas dit de suite que son mari avait enfin eu les papiers et était sur le chemin du retour. Pas de suite, comme s'il n'avait pas forcément l'intention de rentrer ?
Il rentra pourtant, le surlendemain du viol. Il avait vu la poudre dans le verre. Il n'a rien fait. Il n'a rien dit.
Et cette femme vit avec tout cela, dans le coeur, dans le ventre, dans l'âme. Il est temps qu'elle rompe avec ce passé. Il est temps qu'elle rompe avec le mal. Cela s'est réellement passé. Tel qu'on me l'a raconté, je suppose, pas dans son entier. Avec des détails deci delà, le petit bouton permettant de transformer la machine à sou en machine à poker sur le haut de la machine, machines qui ont disparu pour des technologies plus modernes.
De nos jours, on meurt encore de liberté. On meurt encore pour la liberté. Combien de temps lui reste-t-il ?
Si cela est fiction, si cela est vérité, choisissons la vérité, quel qu'en soit le prix. Nous-mêmes, en connaissons le prix. Nous-mêmes savons que le temps nous est compté.






